Je suis fière d’être Électricienne

L’avenir de Félicia Hanson semblait tout tracé. Elle travaillait aux côtés de sa mère comme gardienne d’enfants dans les foyers à risque et pensait qu’elle suivrait ses traces, jusqu’à ce qu’un emploi d’été change tout.

« J’ai pris un emploi comme peintre industrielle pour m’occuper durant l’été, explique Felicia, et j’ai adoré ça. »

En ayant la chance de travailler avec ses mains sur un projet qui prenait forme sous ses yeux au fur et à mesure que l’été avançait, Felicia a découvert une nouvelle raison d’être. Elle était en mesure de s’épanouir dans le travail pratique et physique qui n’existait pas dans les salles de classe.

Ce ne fut pas bien long avant que Felicia choisisse de se lancer pleinement dans sa passion en devenant électricienne.

« En fait, c’est une drôle d’histoire, » raconte-t-elle. « Je ne pensais pas que je voudrais devenir électricienne un jour, mais cet été, pendant que je peignais, mon équipe et moi avons dû nous cacher sous un abri à l’approche d’un orage, et puis j’ai commencé à parler avec un électricien sur le chantier. Il m’a expliqué ce qu’il faisait et à quel point il aimait son travail. Ça m’a fait réfléchir à d’autres options au-delà de l’université. »

Felicia a très bien réussi dans l’industrie et ne s’est jamais contentée de moins que ce qu’elle voulait. Elle a vu dans la construction une de meilleures occasions où elle pourrait développer ses compétences. Son expérience comme peintre industrielle lui a donné la confiance et la visibilité lui permettant d’essayer d’autres métiers. Il s’agissait d’une transition tout à fait naturelle. 

Par la suite, elle s’est intéressée à la charpenterie et a décidé de s’inscrire au Saskatchewan Indian Institute of Technology (SIIT), où elle a réussi sa formation de charpenterie technique de niveau un. Elle a connu d’excellents résultats dans ce programme, poursuivant sa formation des apprentis en récoltant des notes exceptionnelles.

« J’ai vraiment adoré ça, » conte Felicia, en repensant à son expérience comme charpentière. « Chaque jour était différent, et je travaillais sur des projets commerciaux plutôt intéressants. Dans l’aéroport, j’ai aidé à rénover le vieil établissement, et j’ai même pris quelques projets sur le centre commercial de Saskatoon. C’est génial de pouvoir s’impliquer dans des grands projets comme ceux-là dans la ville. Particulièrement en charpenterie, quand on contribue à construire quelque chose de réel, le résultat de nos efforts se trouve devant nous. »

Les paroles de sagesse qu’elle souhaite transmettre aux autres femmes qui considèrent se joindre à l’industrie sont les suivantes : « Assurez-vous d’aimer ce que vous faites! Si l’idée de travailler manuellement, de voir directement les résultats de votre travail et de passer moins de temps sur les bancs d’école vous plaît, l’industrie de la construction peut être un milieu pour vous », affirme Felicia. « Même mes amis ont commencé à me poser des questions et s’étonnent tous des possibilités qu’offre ce secteur. »

Toutes les entreprises où Felicia a travaillé l’ont toujours accueilli à bras ouverts, particulièrement lorsqu’elle est devenue mère et a eu besoin d’effectuer quelques ajustements pour rester près de la ville. « Ça s’est toujours très bien passé », explique-t-elle. « Ils comprennent que la famille vient toujours en premier. »

Tout récemment, elle a obtenu un nouvel emploi comme électricienne chez le Groupe Laframboise, où elle commencera un tout nouveau chapitre de sa carrière enrichissante dans les métiers de construction. Dans ce nouveau poste, elle travaille sur un chantier où elle pose des fils électriques dans un nouveau bâtiment de transformation des aliments. 

« Pour ce projet, j’ai installé des conduits et des fils électriques dans une salle de commande et d’alimentation. Chaque jour est un nouveau défi pour moi, et j’apprends quelque chose de différent tous les jours. » « J’adore mon travail et j’aime ce que je fais », ajoute Felicia. « La transition vers l’industrie de la construction s’est faite naturellement pour moi. Il existe énormément de programmes qui vous permettent d’obtenir des certifications, et de nombreux organismes pour vous aider à trouver l’équipement qu’il vous faut, même des bottes à cap d’acier pour commencer à travailler. C’est une industrie qui a votre succès à cœur. »